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SITE OFFICIEL     -     Edward James OLMOS  :  Acteur et activiste
Cet homme vit dans un état de perpétuel mouvement. Acteur, producteur et activiste engagé dans tant de projets sociaux qu’il est impossible de tous les citer, M. Olmos est un des hommes les plus occupés de la planète. Et il aime qu’il en soit ainsi. Considéré par beaucoup comme la voix de l’Amérique latine à Hollywood et à travers tout le pays, il utilise cette même voix pour exprimer ouvertement les préoccupations et les besoins de ceux que personne n’écoute. Il est difficile de se souvenir d’une époque où il ne figurait pas au premier rang et au centre de la culture américaine.
1984 fut une excellente année pour lui. Bien qu’il eût déjà tourné dans de nombreux films, dont « Blade Runner » avec Harrison Ford et « Wolfen » avec Albert Finney, ainsi que fait des apparitions dans des séries télévisées telles que « Kojak », « Hawaï Police d’état », « Starsky et Hutch » et « Hill Street Blues » (Capitaine Furillo), ce ne fut que lorsqu’il accepta le rôle du Lieutenant Martin Castillo dans la série super cool « Deux flics à Miami » qu’il fut  reconnu par l’Amérique. Une fois parvenu sur le devant de la scène, Edward James Olmos décida d’utiliser sa voix en faveur de nombreuses causes, par-delà sa propre carrière.
Gaff dans Blade Runner
Né d’un père immigré et d’une mère américano-mexicaine, il a grandi à Los Angeles Est. Le base-ball fut sa première passion mais, à l’âge de quinze ans, il fonda son propre groupe de rock and roll, le « Pacific Ocean ». En 1975, Eddie décida de s’essayer au cinéma et obtint un petit rôle dans « Aloha, Bobbie and Rose ». Au générique, il apparaît sous le nom d’un certain Eddie James incarnant le « Premier Chicano » ; Il s’agissait là du premier échelon gravi vers ce qui allait devenir une remarquable carrière.
Quelques années avant « Deux flics à Miami », Edward apparut dans le rôle du Pachuco dans la pièce de Luis Valdez « Zoot suit », rôle pour lequel il obtint une nomination au « Tony Award » (qui est au théâtre ce que sont les « Oscars » au cinéma). Il incarna à nouveau ce Pachuco pour la version cinéma de l’œuvre de Valdez.

Cette nomination au « Tony Award » marque le début d’une course  vers la consécration de la carrière de James Olmos. Il a gagné plusieurs trophées, dont un « Emmy Award » (l’équivalent des « 7 d’or » français) pour son travail dans « Deux flics à Miami ». Il fut nominé pour un « Academy Award » pour sa prestation en 1987, dans le rôle de Jaime Escalante, dans le film unanimement acclamé par les critiques, « Stand and deliver » ( Envers et contre tout). Le seul trophée de taille  qui ne soit pas encore à son actif est un « Grammy » (prix  correspondant aux « Victoires de la Musique ») car, nous dit Edward avec une grimace : « Je n’ai jamais su chanter. »
En 1982, Edward fut la vedette du film de Robert Young, « La balade de Gregorio Cortez ». C’était la seconde fois que les deux hommes unissaient leurs efforts. Le film est basé sur l’histoire vraie d’un homme accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis. Gregorio Cortez a été accusé et condamné à la suite d’une erreur de traduction en espagnol. Edward ne parle pas du tout anglais dans le film, car ainsi le spectateur se retrouve plongé dans la même situation d’insécurité linguistique que Cortez.
En homme doué d’une grande conscience sociale, Edward James Olmos est très actif socialement, et il prête main forte à de multiples causes. Il visite des réserves amérindiennes, des prisons, des lycées et des universités  où il tient des discours très motivants. Ses efforts après les émeutes de Los Angeles en 1992 se virent récompensés par un « John Anson Ford Award » que lui octroya la « Commission des Relations Humaines » de Los Angeles. La NAACP (Association nationale de défense des droits civiques des Noirs) a rendu hommage à ses qualités de leader dans la recherche de l’unité raciale.
Parce qu’il tient souvent des rôles de personnages sérieux ou dramatiques, on croit souvent qu’Edward James Olmos est sombre ou même sinistre. Rien n’est moins vrai. Il est drôle, ouvert, chaleureux et amical. « À cause de l’endroit d’où je viens et de ce qui m’est arrivé, explique-t-il, j’ai pu choisir d’être heureux ou d’être triste. Et j’ai choisi d’être heureux. »
La ballade de Gregorio Cortez
"Deux flics à Miami"
 Il est parmi les acteurs/producteurs les plus influents et les plus puissants de Hollywood ; beaucoup le considèrent comme le porte-parole de la communauté Latino. C’est une responsabilité qu’Edward prend très à cœur, et qui pèse lourd dans la balance lors de son choix des rôles qu’il interprètera.
French translation by Danielle Bogard
Proofread by NATHALIE BLÉSER

 

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