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--- Tortue - Asie - Tortue - Asie- Tortue - Asie ---
Toutes les tailles sont concernées. Les tortues sont exportées vivantes ou sous forme de carapace, de «gel » et d’autres dérivés produits à partir des os de tortues.
L’utlisation des tortues dans les pharmacopées chinoises est une seconde raison
majeure d’importation massive de chelonien en asie de l’est. L’os de tortue a en effet
une grande valeur dans la médecine traditionnelle chinoise. On trouve des livres de
médecine très anciens, datant de la dynastie des Ming, traitant de potions faites à
partir de tortue séchée, de sang de tortue ou de carapace. Certaines espèces telle
que Cuora trifasciata est supposée être efficace pour combattre le cancer. Le prix a
donc considérablement augmenté ces dernières décennies. Lorsqu’elle n’était
destinée qu’au marché pour la captivité, dans les années quatre-vingt, les prix
culminaient a une petite centaine de dollars. Son succès sur le marché chinois est
telle qu’elle se vend maintenant (au début des années 2000) 1500$/kg et même les
juvéniles ou les nouveau-nés sont collectés vu leur valeur commerciale.

Le plastron de tortue est habituellement la partie préférée pour la médecine chinoise et les exportations peuvent ne concerner que des plastrons. On note par exemple le nourrissage de crocodiles en ferme d’elevage avec les parties molles des tortues. Les plastrons qu’ils soient issus de tortues à carapace molle ou à carapace « dure » ne sont pas consommés tel quel; ils sont bouillis pendant des heures et transformés en un gel, parfois  en pilules. Ces dérivés sont supposés avoir divers effets dont un effet tonique sur le corps humain. Ils sont très populaires.
La plupart de tortues destinées à l’alimentation ou à la médecine chinoise proviennent de la nature. Quelques espèces sont élevées en fermes d’élevage et cela représente sans conteste de grands volumes. Le meilleur exemple reste Pelodiscus sinensis originaire de l’Asie de l’est. Cette tortue molle à la croissance rapide est élevée en Chine, a Taiwan et dans plusieurs pays où elle n’est pas native tels que la Thaïlande, la Malaisie et l’Indonésie. La production atteint jusqu’à 10 000 tonnes par an et permet probablement de réduire un peu  la collecte de tortues dans la nature. Des fermes à Trachemys scripta elegans ont aussi été crée et permettent de fournir des individus pour l’alimentation et des os pour les potions chinoises. Ocadia sinensis est élevée à Taiwan et offrirait de grand potentiel. On suspecte enfin Cuora trifasciata d’être élevée en petite quantité en Chine. Malheureusement, ces élevages en ferme restent limités à quelques espèces et il semble beaucoup plus facile de collecter directement les tortues dans la nature. L’Asie du Sud Est offre en effet cette image trompeuse d’abriter un nombre inépuisable de chéloniens. Malheureusement, les collectes sont si élevées que les populations de tortue sont complètement inaptes à contrebalancer naturellement les pertes démographiques.
Le système de collecte des animaux est fort bien organisé dans chaque pays. Les chasseurs ramassent en général toutes les tortues, toutes espèces et toute taille confondues, dans une zone donnée jusqu’au moment où les tortues sont devenues rares. La collecte ne devient alors plus rentable et ils se déplacent vers une autre zone riche en tortues. Les animaux sont ensuite regroupés dans les villages puis sont transportés vivant ou morts vers les zones d’utilisation par diverses routes ou par voie aérienne.
Une autre menace se doit d’être évoquée même si elle n’est pas liée au commerce chinois et n’implique pas des quantités aussi importantes de chéloniens. Un certain nombre de tortues est destiné au marché pour la captivité et envoyé vers l’Europe et les Etats Unis. Les exportateurs choisissent alors des tortues de petite taille (preférés par le collectioneur) et ils se sont beaucoup plus focalisés sur des espèces rares ou présentant des caractéristiques esthétiques particulières. La règle des 10 cm interdit néanmoins aux exportateurs d’envoyer des tortues de taille inférieure à 10 cm dans une grande partie des pays occidentaux. Cela offre un effet somme toute néfaste puisque qu’elle interdit l’envoi de nouveau-nés, impossibles a détecter dans la nature, mais qui pourraient être produit en ferme d’élevage. De telles contraintes  renforcent donc le mouvement de collecte dans la nature. Pratiquement toutes les tortues asiatiques trouvées dans les animaleries occidentales proviennent de la nature (excepté Pelodiscus sinensis).
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