Qu’est-ce que l’aliénation parentale ? En cas de séparation des parents, les enfants vont parfois manifester leur allégeance, leur loyauté, à l’un des deux parents. Ils poseront des gestes affectueux au parent-allié et des gestes hostiles envers l’autre et parfois envers le nouveau conjoint ou la nouvelle conjointe du parent non allié, ou même envers son enfant.
Un enfant veut prouver sa fidélité car il craint, en ne la montrant pas, d’être moins aimé du parent-allié. Le parent-allié est souvent insécure. L’enfant, par son comportement hostile envers l’autre, vient combler son insécurité : à la fois la sienne propre et celle du parent-allié.
Parfois, les comportements hostiles envers la «partie adverse» peuvent aller jusqu’à dénigrer la personne, inventer des histoires, ou en exagérer d’autres.
Le parent-adverse est souvent frustré, en colère, et impuissant. En cherchant à avoir raison et en luttant, il envenime le conflit et c’est le cercle vicieux.
Les enfants «coincés» dans cet engrenage sont dits victimes d’aliénation parentale.
Il ne faut pas confondre cette situation avec le «conflit de loyauté» où l’enfant veut prouver sa loyauté aux deux parents en cherchant à plaire tantôt à l’un tantôt à l’autre, situation hautement génératrice d’insécurité et de troubles émotifs.
Il arrive que des plaintes pour attouchements sexuels soient déposées dans un contexte de divorce. Depuis plusieurs années, il y a même prolifération d’allégations de sévices sexuels dans les causes de divorce et de garde d’enfant et de droits d’accès. Une telle allégation est devenue l’arme ultime et peut-être la plus efficace pour éloigner ou tenter d’éloigner un ex-conjoint. Le nombre plus élevé de ces allégations lors d’un divorce, sans les disqualifier, les rend néanmoins suspectes.
Méfiez-vous, Atomas, de l’interprétation rapide de l’une des échelles du MMPI, un test utilisé parfois dans les expertises psycholégales. Dans le domaine de l’expertise, le psychologue demeure volontairement dépendant des données qu’il a recueillies. Il parle en terme de probabilités et non de certitudes. Les outils, comme les tests, ou les entrevues cliniques, sont de bons outils, malgré leurs limites. Mais ils deviennent de mauvais outils si on en déduit des interprétations qui seront utilisées comme des certitudes.
Je reconnais avec vous que 7 ans de procédures et de luttes pour réussir à sortir avec vos enfants en toute quiétude, c’est long, c’est injuste et c’est cruel pour eux et pour vous.
Pourquoi désirez-vous plaider coupable à de fausses accusations ? Pourquoi désirez-vous réfléchir en prison ou vous enfuir à l’étranger ? Pourquoi ne pas plutôt réfléchir…. chez vous ?
Si vous vous faisiez aider en psychothérapie ? Peut-être que faire le point avec vous-même s’impose. Après un tel moment, vous verrez mieux ce qui est bon de faire.
Le terme d’aliénation parentale a été crée par R.A. Gardner en 1986. Vous pouvez lire davantage sur le sujet dans «L’enfant abusé : psychologie et droit, 1992» Service de la formation permanente du Barreau du Québec, Ed. Yvon Blais, pages 17 à 20.