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journal d'un papa
journal d'un papa qui souffre
Journal d'un papa qui souffre
18 novembre 2001

Cet été, mon fils de 8 ans est venu passer une semaine de vacances avec nous.
Diane ma nouvelle épouse, voulait laisser toute la place à mon fils pour ce temps précieux mais elle nous accompagnait dans nos activités.

Ce fût de belles vacances. Tous les jours à la campagne, nous passions nos après-midis à la plage. J'ai joué des après-midis de temps avec Francis dans le lac. Qu'il avait l'air heureux et épanoui. J'en étais tellement fier! Maintenant, il n'avait plus peur de l'eau et se baignait très allègrement tout à fait sûr de lui.

Entre ces périodes à la campagne, nous avons visité des musées et autres sorties à Montréal et à Gramby.

Puis, nous sommes allés le mener chez sa mère.
La veille, il avait commencé à s'introvertir et à s'obscurcir.

A son arrivée, il lui a sauté dans les bras et elle l'a réconforté pendant un très long moment comme s'il sortait de l'enfer.

J'appelai quelques jours plus tard pour prendre des nouvelles.
J'ai laissé un message.
Il m'a rappelé.
Il m'a dit qu'il ne voulait plus venir chez-nous. Il a dit que j'étais méchant. Il n'avait pas de raison, j'étais juste méchant. Il était froid et dur.
Je lui ai dit de me rappeler lorsqu'il serait de meilleure humeur de me parler.
Je ne l'ai pas rappelé pour le respecter et pour qu'il ne se sente pas harcelé.

Le 13 novembre 2001,

sa mère m'a rappelé pour que nous discutions. Elle va déménager et ne veut plus qu'il me voit et veut que je fasse des démarches pour renoncer à mes droits de père.

Je lui ai dit que je n'abandonnerai jamais mes droits de père. Je l'aime, c'est mon fils!
Quand il voudra me revoir, il m'appellera et il sera le bienvenu.

Elle n'en démord pas. Il faut que je fasse une thérapie avec lui.
Je n'ai pas besoin d'une thérapie. Lui peut-être.
Je n'ai pas de problème avec la situation aussi triste soit-elle.
La conversation s'est envenimée. Elle a raccroché.

Plus tard, elle me rappelle.
Elle demande que j'écoute Francis puis que je lui parle.  
Je vais l'écouter comme je l'ai toujours fait dis-je.

Francis qui semble nerveux et froid me dit qu'il ne veut plus venir chez-moi parce qu'on va à la campagne et qu'il n'aime pas ça.
Je lui dis qu'il m'a dit cela en septembre alors que nous n'allons plus à la campagne.

Je lui dis que nous devrons parler.
Je lui demande s'il veut me rencontrer.
NON me dit-il. (Bon...)
"Est-ce ta mère qui veut que tu viennes me voir?"
"Non, ma mère ne veut pas que j'aille te voir non plus".

"Bon,... je crois qu'on s'est tout dit".
"J'ai toujours la même adresse et le même numéro de téléphone, alors téléphone-moi quand tu veux, tu es le bienvenu.
Je t'aime quand même"
Il ne m'a rien dit de plus.
J'ai été fort mais j'étais quand même tout à l'envers.

J'ai fait tout un tas de recherches sur l'internet et j'ai découvert que je n'ai pas à me sentir si coupable (de rien) car mon fils est victime d'aliénation  parentale et moi par le fait même.

J'ai pris le parti de laisser la poussière tomber un peu afin de ne pas mettre encore plus d'insécurité sur eux. Un jour, elle lâchera prise et diminuera son insécurité et diminuera son aliénation et Francis reviendra.

J'ai le coeur gros mais je suis sûr maintenant que ce soit la meilleure solution.



 

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